Les quatre prochaines années seront épuisantes. Un président vieillissant, en colère et erratique, qualifié de fasciste par des généraux décorés, crachera sans relâche des mensonges et de la haine, menacera de violence contre les citoyens et d’expulsion massive d’immigrants. Mais face à cette agression, il ne faut pas se sentir impuissant. Des changements positifs resteront possibles.
Donald Trump n’est pas le seul acteur de ce drame. Au cours de son premier mandat, d’importants mouvements sociaux ont émergé et gagné du terrain. Le mouvement #MeToo, qui met en lumière le harcèlement et les agressions sexuelles, a pris de l'ampleur, plaçant les questions d'inégalité entre les sexes et de violence à l'égard des femmes au premier plan du débat national. De même, le mouvement Black Lives Matter a pris un élan sans précédent, notamment après le meurtre de George Floyd en 2020. Ces mouvements ont déclenché des discussions sur le racisme systémique et la réforme de la police, refaçonnant notre paysage politique.
Trump était en désaccord avec ces mouvements, ma...
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